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Véhicules d’occasion : les députés nigérians évitent au Bénin la fin de la filière

Il était déjà en agonie avec la récession du Nigéria avec à la clé la chute drastique du taux de change du Naira. Mais comme pour l’achever, c’est la décision du gouvernement fédéral nigérian d’interdire l’importation par voie terrestre à partir du 1er janvier 2017 qui devrait sonner son glas. Bonne nouvelle : les députés nigérians ne sont pas d’accord avec la décision d’interdiction des véhicules par voies terrestres prises par le gouvernement de Buhari.

Ouf de soulagement pour les acteurs de la filière véhicules d’occasion au Bénin. La décision d’interdiction de l’importation par voie terrestre des véhicules neufs comme occasion prise par le gouvernement fédéral du Nigeria est contestée par les membres de la Chambre des représentants. Cette décision devrait prendre effet à partir du 1er janvier 2017

Selon des informations rapportées par la presse nigériane, La Chambre des représentants a adopté jeudi 8 décembre dernier, une motion contre cette décision. La motion est intitulée: « Nécessité de suspendre l’interdiction d’importer des véhicules par les pensionnaires ». A travers cette motion, les législateurs nigérians entendent faire rapporter la mesure restrictive qui, à les en croire, créera plus de problèmes qu’il en résoudra.

Au regard de la flambée du prix du riz avec la mesure d’interdiction de l’importation par voie terrestre du riz, ces législateurs ont montré que cette nouvelle interdiction pourrait renchérir le coût de la vie. Aussi, estiment-ils que la décision développerait le commerce de contrebande avec ses multiples corollaires dont l’insécurité.

Les représentants du peuple nigérian trouvent également absurde que le gouvernement contraigne les Nigérians à importer les véhicules par voie maritime, chose qui durerait plusieurs semaines, alors qu’en quelques heures, ils peuvent se les procurer via le Bénin, notamment par son Port.

En clair, si la décision venait à être rapportée, la filière pourrait continuer au Bénin en attendant que le Naira retrouve son pique et que les acheteurs nigérians reviennent sur les parcs aujourd’hui déserts. Sinon, c’est la fin de la filière qui, certes mal gérée, amène de la plus-value aux caisses publiques.

Raoul HOUNSOUNOU

aCotonou

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