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CADHP : Robert Dossou se prononce sur le retrait du Bénin

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Face au retrait du Bénin de la CADHP, l’activiste politique Robert Dossou se prononce. Selon lui, le Bénin et/ou la Côte d’Ivoire ont le droit de ce retiré du CADHP.

Depuis quelques jours, le Bénin est au cœur d’une polémique après son retrait de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). En effet, ce protocole permet aux citoyens de saisir directement la cour afin de faire respecter à l’état leur droit. Le retrait du Bénin de cette cour n’a pas été du goût de bon nombre de la populations ainsi que des hommes politiques.

D’après l’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Me Robert Dossou, le Bénin et la Côte d’Ivoire ont bien le droit de se retirer de la cour. Nul n’a le droit de faire procès aux deux pays face à cette décision. Néanmoins, dans leur décision ces deux pays « se dénoncent dans leur volonté de reculer dans la plus grande garantie qu’ils ont eu à accorder à leurs citoyens ».

Selon lui, une telle décision ne peut être considérée comme une avancée pour les deux pays. Ce grand pas en arrière prouve simplement une gêne ressentie face aux condamnations lancées contre soi. Pour ce dernier, c’est une attitude typique des présidents africains qui démontrent aussi souvent leur gêne même face aux deux types de condamnation existant dans leur pays.

Il affirme que le peuple ne doit point juger cette décision de ces dirigeants africains, mais doit comprendre « le message que le retrait traduit ».

Rappelons que le Bénin, pour justifier son retrait de la cour, avait affirmé que ces derniers intervenaient dans les affaires du pays au-delà de leurs compétences.

Une version appuyée par maître Séverin Quenum, ministre de la Justice, qui affirme que « les égarements de la Cour africaine sont devenus source d’une véritable insécurité juridique et judiciaire » . Il a aussi assuré que le retrait n’avait rien à voir avec le recours présenté à la cour par Sébastien Ajavon.

Pour la Côte d’Ivoire, le porte-parole du gouvernement ivoirien Sidi Tiemoko Touré dénonce les « graves et intolérables agissements que la Cour africaine s’est autorisés dans ses actions » après une décision de la cour africaine à l’encontre de l’ex-Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle, Guillaume Soro. Retenons que sur les 10 pays ralliés à la compétence de cette cour, il ne reste que 6.

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