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Coronavirus en France: plus de 6500 décès au total en comptant les Ehpad

Coronavirus en France: plus de 6500 décès au total en comptant les Ehpad
Coronavirus en France: plus de 6500 décès au total en comptant les Ehpad

L’épidémie de coronavirus a fait plus de six mille cinq cent (6500) morts en France selon le dernier bilan livré ce vendredi 3 avril par Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé. Ce chiffre comprend notamment mille quatre cent seize (1416) décès en Ehpad et un record de décès dans les hôpitaux ces dernières 24 heures.

Le coronavirus affiche un bilan de soixante-quatre mille trois cent trente-huit (64 338) cas confirmés en France ce vendredi, selon les données hospitalières, soit cinq mille trois cent trente-trois (5333) de plus qu’hier. Au niveau des décès, cinq mille quatre-vingt onze (5091) morts sont à déplorer, soit cinq cent quatre-vint-huit (588) décès de plus, un record de mortalité sur 24 heures depuis le début de l’épidémie. Des chiffres auxquels il faut ajouter 17 827 cas confirmés en Ehpad ainsi que 1 416 décès. Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, s’est exprimé en début de soirée, pour livrer le bilan quotidien de l’épidémie de Covid-19 en France. Voici les chiffres clés à retenir de cette intervention:

-64 338 cas de coronavirus, soit 5233 de plus en 24 heures
-5091 décès, soit 588 de plus en 24 heures (record)
-27 432 hospitalisations, soit 1186 de plus en 24 heures
-6662 personnes en réanimation, soit 263 de plus en 24 heures
-14 008 personnes guéries, soit 1580 de plus en 24 heures
-17 827 cas en Ehpad, soit 3189 de plus en 24 heures
-1416 décès en Ehpad, soit 532 de plus en 24 heures

Selon les précisions de Jérôme Salomon, les données hospitalières remontent désormais de 914 hôpitaux et cliniques et les données des Ehpad remontent de plus de 3000 établissements médico-sociaux. 66% des Ehpad ont signalé au moins un ou plusieurs cas de coronavirus. Mais ces données ne tiennent pas compte des 90 000 personnes détectées en médecine de ville en semaine 13 (du 23 au 29 mars) et des 45 000 en semaine 12 qui peuvent être considérées en grande partie comme guéries. Ces dernières 24 heures, 3668 passages ont été comptabilisés aux urgences pour suspicion de coronavirus, soit 17% de leur activité. 39% ont abouti à des hospitalisations. On compte dans le même temps 1038 interventions de SOS Médecin, soit 19% de leur activité. Les tests en laboratoire de ville ont aussi détecté 12 524 cas positifs, soit 29% des tests.

Parmi les cas graves hospitalisés, 35 % ont moins de 60 ans, 60% ont entre 60 et 80 ans et 93 patients en réanimation ont moins de 30 ans. « Il n’y a jamais eu autant de malades en France pour une seule pathologie et même pou toutes les pathologies », a assuré Jérôme Salomon qui a insisté sur l’impact historique du coronavirus. 83 des décès sont survenus chez des patients de plus de 70 ans. La mortalité en semaine 13 dépasse de 23% celle d’un mois de mars considéré comme normal selon les données de l’Insee et de Santé publique France.

Le préfet de police de Paris a, de son côté, expliqué ce vendredi matin, lors de la présentation à la presse, des contrôles mis en place pour empêcher les Français de partir en vacances en pleine épidémie de coronavirus, que «les patients hospitalisés sont ceux qui n’ont pas respecté le confinement«. Des propos qui ont provoqué un tollé dans toute la classe politique ou presque, de Marine Le Pen qui les a jugés « stupides », à Jean-Luc Mélenchon qui les a qualifiés d' »écoeurants ». Même dans l’entourage du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, on s’est senti obligé d’indiquer que « ce propos du préfet de police » était « inexact ». Dans un communiqué publié quelques heures plus tard, Didier Lallement a été contraint d’exprimer ses regrets. « Son intention n’était pas d’établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence de malades en réanimation. Il s’agissait de rappeler la nécessité d’une stricte application du confinement dans cette période, pour la protection de la santé de chacun. «Didier Lallement a aussi tenu un point presse dans l’après-midi : « Au-delà de l’inexactitude, c’est une erreur et je la regrette«, a-t-il expliqué, assurant qu’il ne voulait pas « troubler la solidarité ». «Je présente mes excuses à ceux que j’ai pu heurter.«

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a quant à lui pris la parole en fin de matinée pour livrer ses arbitrages sur l’organisation du baccalauréat, mais aussi le brevet. ls deux examens seront validés en intégralité en contrôle continu, basé sur les notes des trois trimestres. Jean-Michel Blanquer a précisé que les notes obtenues pendant le confinement ne seront pas prises en compte, mais aussi que les mentions du bac seront maintenues. Par ailleurs, les oraux de français de première sont bien maintenus, mais «il y aura moins de textes exigés que prévu, 15 en voie générale, 12 en voie technologique » et l’année scolaire se terminera bien le 4 juillet. Sur la question du rattrapage, « on garde le principe de l’oral de rattrapage en juillet » et les élèves ayant obtenu moins de 8 de moyenne auront accès à la session de septembre, tout comme les candidats libres. Le ministre a justifié « des mesures qui concilient la sécurité et la réussite future des élèves » en cette période troublée par le Covid-19. Jean-Michel Blanquer a eu quelques mots à destination des élèves, assurant ne pas vouloir les « léser ». « Je veux les encourager à travailler. Ce baccalauréat sera un véritable baccalauréat«, a-t-il promis.

Il faut souligner que le bilan officiel total est donc de 82 165 cas et 6507 décès au total en France.

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