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Haïti toujours sans président par intérim

Haïti toujours sans président par intérim
Haïti toujours sans président par intérim

Après l’assassinat du président Jovenel Moïse et la stupeur provoquée, les Haïtiens se retrouvent dans un chaos politique. Alors que le Premier ministre démissionnaire Claude Joseph est soutenu par la communauté internationale pour organiser des élections, la société conteste ce choix et cette ingérence.

C’est l’incertitude totale pour Jean-René Lima, coordonnateur du Mouvement pour le développement l’Artibonite, un secteur de la société civile : « C’est maintenant que nous sommes dans une situation extrêmement chaotique ! Parce qu’on est à deux doigts de la guerre civile, dans les jours à venir, si rien n’est fait. »

Me Sinder Jean, avocat au Barreau des Gonaïves, est aussi complètement perdu, rapporte notre correspondant aux Gonaïves, Paul Ronel. Le quinquagénaire trouve que la situation actuelle fait penser à celle de 1806, après l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines : « La vie du pays sera hypothétique. Où est-ce qu’on va ? S’il y a un morceau de pain, tout le monde convoite ce morceau de pain ! C’est grave, ça ! »

Les choix contestés de la communauté internationale

Contre toute attente, la communauté internationale se dit prête à soutenir le Premier ministre démissionnaire Claude Joseph pour organiser des élections anticipées le plus vite possible. Cette démarche est une stratégie pour faire perdurer la crise en Haïti, accuse Me Caristhene Fleurmond, coordonnateur de l’Espace de réflexion et d’action citoyenne (Erac) : « Le pays n’appartient pas à la communauté internationale. L’OEA n’a pas fondé Haïti ! Donc le fait de dire très tôt, au lendemain de l’assassinat du président, qu’on supporte Claude Joseph, qui est considéré comme étant un simple citoyen, c’est une erreur grave. »

L’investiture du sénateur Joseph Lambert, ce samedi 10 juillet, au Sénat, comme président provisoire de la République d’Haïti, a été reportée à une date ultérieure sans explication officielle.

Dans le même temps, la Première dame d’Haïti, Martine Moïse, blessée mercredi par les meurtriers du président haïtien Jovenel Moïse, a appelé samedi à poursuivre la « bataille » livrée par son mari dans un pays plongé dans le chaos que de nombreux Haïtiens cherchent à fuir. « Je suis vivante », dit-elle en créole dans un message audio sur Twitter, sa première intervention publique depuis l’attentat.

 

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