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Simone Gbagbo : «Nicolas Sarkozy engagea ses soldats dans la bataille»

Simone Gbagbo : «Nicolas Sarkozy engagea ses soldats dans la bataille »
Simone Gbagbo : «Nicolas Sarkozy engagea ses soldats dans la bataille »

Simone Gbagbo a livré pour la première fois ses souvenirs du bunker présidentiel de Cocody où elle, Laurent Gbagbo et plusieurs personnes s’étaient retranchées lors de la crise postélectorale. C’est le journal d’investigation Ivoir’Hebdo qui a livré les bonnes feuilles du dernier livre de l’ancienne Première dame, qui a évoqué le sujet, dans la presse.

« Simone Ehivet Gbagbo : ma sortie de prison, prémices d’une Côte d’Ivoire réconciliée ». Tel est le titre du dernier livre de l’ex-Première dame, sortie récemment en librairie.

Dans les bonnes feuilles livrées par le journal Ivoir’Hebdo, l’hebdomadaire d’investigation souligne que « Simone Ehivet Gbagbo est une femme marquée par les bombardements du bunker de la résidence présidentielle de Cocody où elle, Laurent Gbagbo et des proches se sont réfugiés, lors de la crise postélectorale, à partir de la deuxième quinzaine du mois de mars 2011 ».

Et le journal de citer des passages où Simone Gbagbo parle elle-même et évoque ses souvenirs. « L’armée ivoirienne s’est battue héroïquement. Notre armée s’est tellement bien battue que la déroute définitive des rebelles ne faisait plus de doute », écrit-elle.

De fait, la force française Licorne, agissant sous mandat de l’ONU, est rentrée dans la bataille début avril 2011, alors que certains officiers des Forces de défense et de sécurité (FDS) avaient abdiqué face aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI d’Alassane Ouattara, composée majoritairement de rebelles de Guillaume Soro et de loyalistes qui avaient quitté les rangs).

« Alors, Nicolas Sarkozy, Président de la France, engagea plus ouvertement ses soldats dans la bataille. Les soldats de l’ONUCI y étaient déjà depuis longtemps, transportant les rebelles sur les différents fronts, à l’aide de leurs hélicoptères, leurs cargos et leurs chars. La Côte d’Ivoire n’était pourtant en guerre ni contre la France, ni contre l’ONU, ni contre aucun pays. C’est notre Liberté et la souveraineté de notre État qui étaient en jeu. Et notre peuple résistait », écrit Simone Gbagbo.

L’ex-Première dame se confie : « Onze jours durant, au vu et au su du monde entier, les aéronefs de l’armée française ont bombardé la Résidence présidentielle où nous nous trouvions. Nous, c’est-à-dire le Chef de l’État ivoirien avec toute sa famille, des amis et camarades ainsi que le personnel de service. Chaque jour, des dizaines de bombes étaient lancées contre la bâtisse ».

« Les morts se comptaient par centaines dans les jardins de la Résidence, où de très nombreuses personnes s’étaient regroupées, sans aucune arme, dans l’espoir de constituer une dissuasion », se souvient celle que ses partisans appellent la dame de fer.

Afriksoir

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