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Madougou: son « arrestation et sa détention découlent de l’exercice de sa liberté d’opinion », (Avocats)

Madougou: son
Madougou: son "arrestation et sa détention découlent de l’exercice de sa liberté d’opinion", (Avocats)

A travers des argumentaires, les avocats de Reckya Madougou ont, dans leur correspondance au Groupe de Travail des Nations-Unies, soulever une exception pour essayer de convaincre le destinataire de leur lettre sur la détention arbitraire de leur cliente.

Dans leur correspondance en date du vendredi 23 juillet 2021, les avocats de l’ancienne ministre, Réckya Madougou ont saisi l’ONU par rapport à la situation de leur cliente. Dans leur requête, ils ont estimé que la détention de l’ancienne Conseillère spéciale chargée de la microfinance du président togolais Faure Gnassingbé, est arbitraire. Selon leur argumentaire, « l’arrestation et la détention de Reckya Madougou découlent de l’exercice de sa liberté d’opinion et d’expression, de sa liberté de réunion et d’association pacifique de son droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays, après avoir été désignée lors des primaires organisées par son parti, considéré comme le plus grand parti d’opposition ». Pourtant, lesdits droits lui sont garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international des droits civils et politiques.

Au passage, les avocats de Reckya Madougou ont cité (l’article 19) qui garantit à tout individu, « le droit de réunion et d’association pacifique » ; et (les articles 20 et 21), « le droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays directement ou par l’intermédiaire de représentants librement choisis, de voter et d’être élu (articles 21 et 25). Pour eux, l’ancienne ministre est victime de son courage, parce qu’elle n’a pas fui comme l’ont fait d’autres acteurs politiques.

En prison à Missérété, Reckya Madougou a été reçue en audience hier par une commission d’instruction. Lors de sa première audience, elle a plaidé non coupable. Placée sous mandat de dépôt par le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), l’ancienne ministre est poursuivie pour association de malfaiteurs et financement du terrorisme.

 

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