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Affaire Aïvo: un recours déposé contre Mario Mètonou

Affaire Aïvo: un recours déposé contre Mario Mètonou
Affaire Aïvo: un recours déposé contre Mario Mètonou

Au Bénin, un recours a été déposé contre le procureur spécial de la CRIET, Mario Mètonou pour l’arrestation du constitutionnaliste Joël Aïvo. La Cour constitutionnelle s’y penche mardi 28 septembre 2021.

Des citoyens béninois se plaignent devant la Cour Djogbénou du manque de communication officielle autour de l’arrestation du professeur Joël Aïvo. Trois citoyens béninois ont déposé mardi 27 juillet 2021 un recours contre l’actuel procureur de la CRIET, Mario Mètonou pour son mutisme dans l’arrestation de l’universitaire Joël Aïvo. Les sept sages de la Cour constitutionnelle vont examiner ce recours mardi 28 septembre 2021.

Dans un document de quatre pages consulté par Banouto, les requérants affirment que  le jeudi 15 avril 2021 le prof Joël Aïvo a été interpellé « manu-militari » alors qu’il revenait de sa mission d’enseignement à l’Université d’Abomey-Calavi.

« Face à cette arrestation des plus spectaculaires de l’histoire de notre pays le Bénin, les réactions n’ont cessé de fuser de tous les côtés, soit pour condamner la méthode qui semble être celle de la gestapo, soit pour l’applaudir ou soit encore pour chercher à avoir des informations officielles et réelles sur les faits reprochés à cet universitaire », écrivent-ils. Mais les requérants soulignent que pour l’arrestation d’un universitaire de renommée internationale, le procureur de la CRIET n’a pas cru devoir satisfaire à un minimum démocratique, qui est le droit à l’information.

Se basant sur l’article 8 de la Constitution béninoise, les requérants rappellent que le droit à l’information « demeure une pierre angulaire de tout Etat démocratique ». Le procureur spécial de la CRIET, estiment les requérants, n’a pas respecté cette disposition de la Constitution. Cet article dispose que : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. À cet effet, il assure à ses citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi ».

Violation du droit à l’égalité

Dans le cadre de l’arrestation du professeur Joël Aïvo, les requérants dénoncent également l’absence du principe d’égalité de tous devant la loi. « Après l’arrestation de l’ex-ministre Reckya Madougou, le même Procureur Spécial a fait une sortie pour informer l’opinion », saluent-ils. Mais, son silence dans l’arrestation aussi « rocambolesque et surprenant » du prof Aïvo, condamnent-ils, constitue une « violation du principe d’égalité de tous devant la loi, une des caractéristiques de l’Etat de droit ».

Pour les requérants, il s’agit d’une violation des « articles 26 et 35 de la constitution ». Ils ont demandé à la Cour constitutionnelle de juger que « le mutisme du procureur spécial près la CRIET est contraire à la Constitution ».

Candidat recalé du Front pour la restauration de la démocratie (FRD) à la dernière présidentielle, le professeur Joël Aïvo a été arrêté le 15 avril 2021. Il est ensuite  poursuivi par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour « blanchiment de capitaux et atteinte à la sûreté de l’Etat ». Son procès qui s’est ouvert le 15 juillet 2021 devant la juridiction spéciale a été finalement renvoyé en instruction après que le juge chargé du dossier s’est déclaré incompétent.

 

Banouto

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