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Affaire Banamè: Parfaite lance un appel aux Béninois

Affaire Banamè: Parfaite lance un appel aux Béninois
Affaire Banamè: Parfaite lance un appel aux Béninois

La Mission religieuse de Banamè a réagi officiellement à la lettre ouverte adressée au président Patrice Talon par Jean-Claude Assogba. Dans un communiqué de presse signé le 14 septembre 2021 par Simon Cardinal Agossa, la Mission de Banamè dirigée par Parfaite (Daagbo) fait quelques observations par rapport à ladite lettre et profite pour appeler le peuple béninois et les Daagbovis en particulier au calme.

La lettre ouverte de l’ex-prêtre de Banamè Jean-Claude Assogba est « truffée de propos mensongers, calomnieux et diffamatoires ». C’est ce que répondent les responsables de La Très Sainte Eglise de Jésus-Christ de Banamè. Parfaite, dieu autoproclamé, ses prêtres et évêques ne se reconnaissent donc pas dans les faits relevés par Jean-Claude Assogba.

La Très Sainte Eglise de Jésus Christ n’a aucun secret. Les mystères qui sont l’oeuvre de grâces divines sont-ils assimilables à des secrets ? A Banamè, tout se passe au vu et au su de tout le monde.

Simon Cardinal Agossa

Pour la Mission de Banamè, Jean-Claude Assogba serait dans une manœuvre de déstabilisation, « l’objectif étant de salir à tout prix la Mission de Banamè dont il a été prêtre pendant six ans. Tout homme sensé devrait se poser la question de savoir pourquoi il a attendu son excommunication pour agir de manière si incongrue », lit-on dans le communiqué. Le texte évoque également des actes de vandalisme dont serait responsable Jean-Claude Assogba à l’encontre de la Mission après son excommunication.

« Daagbo est dieu, n’en déplaise… »

Pour la Mission de Banamè, Parfaite dite Daagbo est un « dieu », même si certains n’y croient pas. « Des milliers de Béninois qui y croient sont à respecter. Mieux, même si certains le (Daagbo) considèrent comme un être humain, ils doivent retenir qu’en tant que chef d’Eglise d’une telle envergure, il est une autorité morale à respecter », précise le communiqué de presse.

La Mission se dit légale au regard des lois républicaines et compte tout faire pour se faire respecter. « Nous sommes dans un Etat de droit et nous ferons tout pour faire respecter la Très Sainte Eglise de Jésus-Christ et ses fidèles Daagbovis », a écrit Simon Cardinal Agossa.

Appel au clame…

Face à la polémique en cours depuis quelques jours, la Mission de Banamè invite le peuple béninois et les Daagbovis en particulier au calme et à la sérénité. Ils sont invités à « ne jamais céder devant les vendeurs d’illusions ».

De graves révélations dans la lettre ouverte de Jean-Claude Assogba

Jean-Claude Assogba qui a démissionné de son poste de prêtre de cette Eglise a soulevé de grandes inquiétudes. A l’en croire, les Daagbovi déjà dépouillés par l’achat de sacramentaux et d’autres frais colossaux tels les zindo, les frais de fidélité, les frais de GBEZINKPO,… pour ne citer que ceux-là, ayant appris que de jours heureux pointaient à l’horizon, s’étaient levés par plusieurs dizaines de milliers pour aller s’inscrire dans tous les Diocèses.

La date butoir pour recevoir les prêts était le 18 Avril 2019. A la date échue, rien n’y fit dit-il, car au moment où tout le monde devrait s’attendre à ‘’ devenir riche ‘’ d’autres trouvailles survinrent : des jaloux seraient allés à la Criet pour dévoiler le secret.

Dans sa lettre ouverte, outre les rituels dénoncés, il indique que parmi les grandes inquiétudes, existe une qui concerne directement Patrice Talon. Pour lui, « Daagbo, et le Saint Père nous chantent à nos séances de retrouvailles que tant que vous êtes au pouvoir, nos conversations téléphoniques sont sur écoute et que votre gouvernement les leur fournit. Ils nous l’ont démontré un jour quand un prélat et un laïc ont mal parlé d’eux. Ils nous ont dit que personne ne sait comment ils ont eu cette conversation pour confondre les deux mis en cause ».

« Publiquement, ils ont lâché que c’est leur relation avec vous (Patrice Talon) qui a généré cela », a-t-il écrit. C’est ainsi que, dit-il, la méfiance et l’espionnage se sont installés dans ladite « église ». « Il est alors venu à notre esprit de nous poser une question : Comment un Président élu de tous les Béninois, pourrait-il conspirer contre une partie de sa population et nous vendre à nos responsables religieux ? La plupart des spoliés sont devenus mécontents », a-t-il demandé.

Jean-Claude Assogba appelle Talon au secours

Comme pour chuter plus de sept pages de dénonciations de ce qu’il appelle les « Dérives » de ladite Eglise, le sieur Jean-Claude Assogba, enseignant d’Anglais et surveillant Général au CEG 3 d’Abomey et Ex prêtre de La Très Sainte Eglise de Jésus-Christ, Mission de Banamè appelle le Président de la République, Patrice Talon au secours . A l’en croire, il serait menacé de mort.

Je n’aurais pas fini sans vous dire que ma vie est gravement menacée car des mensonges et autres machinations se multiplient contre ma personne actuellement. Tout se trame aujourd’hui pour me faire haïr de tous les Daagbovi. Je suis activement recherché par la hiérarchie de cette Mission.

Jean-Claude Assogba

C’est pourquoi, il prend le Président Patrice Talon et toute l’opinion publique nationale et internationale à témoin au cas où quelque chose arriverait, à lui, ou à sa famille. « Au cas où ce document ne vous parviendrait pas avant ma mort, sachez, Monsieur le Président que j’ai joué ma partition, et qu’à l’instar de Saint Paul Apôtre, j’ai fait le bon combat, celui d’avertir les fidèles Daagbovi et tous ceux qui aspireraient à devenir Daagbovi du danger qui les guète ou dans lequel ils sont déjà. », a-t-il conclu.

Ce qu’il faut savoir de la création de l’Eglise de Banamè

Au Bénin, dès la fin de l’année 2009, des prêtres de l’Eglise Catholique Romaine informèrent les fidèles d’une grande révolution dans le pays et qui atteindra le monde entier. C’est une mission dite de Banamè qui exhortèrent à rendre grâce à Dieu le Créateur, car dans « Son Infinie Miséricorde, il a pris chair dans le diocèse d’Abomey ».

Beaucoup de fidèles y ont cru et ont commencé par aller à Banamè. Certains y allaient pour trouver guérison, d’autres pour trouver solutions aux différents maux qui les minent, d’autres y allaient encore pour se déclarer sorciers à la face du monde.

Ces faits se déroulaient sous la coupole du père exorciste Mathias Vigan, excommunié de l’égalise catholique et actuellement Pape Christophe XVIII et de deux femmes dont l’une Vicentia Parfaite Chanvoukini qui se fait appeler Jésus et l’autre, Nicole Soglo, qui serait l’incarnation de la Vierge Marie sur Terre. A travers cette Eglise, l’esprit saint et beaucoup d’autres saints du ciel viendraient prendre leur corps pour dénoncer le diable et ses suppôts.

BWT

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