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Alain Orounla : un imam tacle sévèrement le préfet

Alain Orounla : un imam tacle sévèrement le préfet
Alain Orounla : un imam tacle sévèrement le préfet

A la faveur de la grande prière musulmane qui s’est déroulée à la mosquée centrale d’Abomey- calavi le vendredi 13 août 2021, l’imam El Hadj Boukary Moutawakil Malik de ladite mosquée en a profité pour revenir sur la rencontre entre les imams et le préfet du Littoral, Alain Orounla. Laquelle rencontre a eu lieu le mardi 10 août dernier et est assortie d’interdiction de la prière musulmane sur les voies publiques désormais.

Très remonté contre l’interdiction des prières musulmanes sur les voies publiques même s’il a profité de son intervention pour appeler les musulmans à se discipliner, l’imam de la mosquée centrale d’Abomey-Calavi, El Hadj Boukary Moutawakil Malik n’a pas fait de cadeau au préfet du Littoral, Alain Orounla.

« Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, aucun musulman ne s’est levé contre une décision d’un gouvernement », a déclaré d’entrée, l’imam de la mosquée centrale d’Abomey-calavi. Selon ses déclarations, « ce sont les directeurs de société et les ministres qui viennent en retard aux prières et qui garent leur véhicule sur les voies ».
Plus est, il ajoute qu’il y a des « places vides en quantité et en qualités » dans les mosquées que des directeurs et fonctionnaires indexés dans ses propos, refusent d’occuper parce qu’ils préfèrent rester sur la voie. Pour lui la religion musulmane incarne « l’humilité, l’honneur, la dignité, la cohésion et l’amour ».

Entre l’autorité des hommes et cette de Dieu

Pour l’Imam Moutawakil Boukary Malick, la musulmane, les imams, le préfet etc, ont tous des comptes à rendre à la haute autorité qui est Dieu. « Il y a des immeubles qui sont restés sur la voie et qui n’ont pas été démolis », a-t-il dit. Les autorités administratives doivent tout faire pour mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, en a-t-il renchéri. Quand elles vont faire du « deux pieds deux mesures », elles rendront compte tôt ou tard à Dieu le miséricordieux. « Je suis désolé qu’on demande de mettre les engins dans les mosquées », fulmine-t-il. Les autorités n’ont qu’à laisser les imams en paix, parce qu’ils n’ont demandé à personne de garer dehors.

Pour éviter les rassemblements sur les voies aux heures de prières, il ajoute que l’Union islamique du Bénin va désormais autoriser les mosquées de second rang à officier les prières de vendredi afin d’éviter le trop-plein.

S’adressant au préfet Alain Orounla, il déclare : « Ce n’est pas parce qu’on est autorité administrative qu’il ne faut pas respecter les autorités religieuses ». Fustigeant au passage, la convocation envoyée aux imams la veille de la rencontre. Comment un préfet peut-il convoquer les imams un lundi pour le lendemain mardi ? S’en est-il offusqué. Pour lui l’autorité de Orounla vient de quelqu’un alors que la tienne émane de Dieu.

Très critique, l’imam El Hadj Boukary Moutawakil Malik demande au préfet de respecter l’institution qu’est la communauté musulmane à défaut de l’Union islamique du Bénin. « Nous avons le droit de vous obéir mais respecter nous aussi », a-t-il insisté. Il s’est dit abattu par la décision du préfet qui au terme de la réunion avec les imams a déclaré que cela est « sans concession ». Le clou de son intervention a été de déclarer publiquement que c’est parce que « l’ancien ministre ne sait pas communiquer qu’on a fermé son département ministériel », dans des propos rapportés par une radio communautaire.

Linvestigateur

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