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Avortement au Bénin: Basile Ahossi s’en prend aux députés

Avortement au Bénin: Basile Ahossi s'en prend aux députés
Avortement au Bénin: Basile Ahossi s'en prend aux députés

L’ancien député béninois Basile Ahossi n’hésite pas à se prononcer sur les sujets d’actualité depuis quelques jours. Après avoir critiqué la nomination des cadres étrangers dans l’administration béninoise, il dénonce dans une tribune, la duplicité de certains députés en ce qui concerne la loi sur l’avortement.

« Lorsque je me réclame de Dieu, et que je clame à cor et à cri sa main dans ma vie, lorsque j’ai parlé très fort pour être entendu par rapport à ma position sur un sujet aussi délicat que l’interruption volontaire de grossesse, lorsque à tort ou à raison je me retrouve en position de la voix qui parle dans le désert , j’ai l’obligation de savoir que la morale chrétienne m’impose de mettre Dieu au-dessus de tout » a déclaré Basile Ahossi, selon les propos rapportés par le journal Matin Libre.

La pire trahison est celle envers soi-même

L’ancien parlementaire parle là des députés qui avaient dans un premier temps refusé de voter la loi sur l’avortement. Pour lui, se réclamer de Dieu, d’élu du peuple et proclamer publiquement que pour obéir à un contrat, on renie momentanément Dieu et son peuple est une négation totale de sa personne ; c’est se trahir. Et la pire trahison est celle envers soi-même, affirme le « Démocrate ». En effet, Basile Ahossi comme tous les membres de son parti pense que le parlement actuel est à la botte du président Patrice Talon.

Il étaye son point de vue en évoquant la sortie des ministres du gouvernement pour justifier le vote de la loi à polémique. « Le gouvernement n’a pas à justifier une loi votée par le Parlement, même si c’est parti d’un projet. Mais cela peut se comprendre si on intègre le fait que c’est le gouvernement qui gère ce que d’aucuns appellent abusivement Assemblée nationale » a déclaré l’ancien parlementaire. Pour lui, quand on est député et qu’on est à un poste aussi élevé, se rendre coupable d’une « aussi grave » contradiction devrait conduire à la démission.

« Ma réflexion n’est pas motivée par un esprit de haine »

« Lorsque se proclamant urbi et orbi homme de Dieu et qu’au nom de cette foi sous des apparences inébranlables, je m’affiche dans un combat aux côtés du clergé que je lâche « en plein vol », que j’ai fait fi de ma propre « conviction »au profit de considérations bassement matérielles…lorsque en sus, au lieu de chercher à expliquer, à mon peuple, les fondements de mon choix controversé et inattendu, je viens lui jeter au visage que c’est pour respecter un contrat avec un homme (que je place dès lors au-dessus de Dieu et de mon peuple), il ne me reste qu’à démissionner de mes fonctions » . Une démission pour l’honneur et l’éthique, mais aussi et surtout pour Dieu dont « la main est partout dans ma vie » et que je proclame sans cesse » estime le vice-président du Parti Les Démocrates.

Il ajoute que sa réflexion n’est pas motivée par un parti pris pour le fond du débat sur la loi, encore moins par un quelconque esprit de haine envers qui que ce soit mais par une indignation née du « comportement de ceux qui oublient les servitudes des fonctions pour les seuls avantages qu’elles procurent ».

LNT

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