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Bénin: le droit à l’avortement validé par des responsables de la société civile

Bénin: le droit à l’avortement validé par des responsables de la société civile
Bénin: le droit à l’avortement validé par des responsables de la société civile

Alors que le président de l’assemblée nationale, Louis Vlavonou a annoncé les couleurs affichant son opposition à une loi qui encourage l’avortement, des leaders de la société civile notamment de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) plaident pour la légalisation de l’interruption volontaire de la vie en gestation dans le sein maternel.

Dans le cadre de l’étude du projet de loi portant modification de la loi relative à la santé sexuelle et de la reproduction, le président de la commission des lois Orden Alladatin, a reçu mardi 12 Octobre dernier au parlement deux acteurs de la société civile. Il s’agit du Dr Raphaël Totongnon, porte-parole du Collège des gynécologues-obstétriciens et la présidente de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF).

Les deux responsables de la société civile sont venus prendre le contre pieds des arguments avancés par le premier responsable de l’institution parlementaire pour justifier son opposition pour une loi qui donne la liberté aux femmes de supprimer en elle la vie qui est en gestation. Ces deux responsables de la société civile sont venus partager avec les membres de la commission des lois de l’Assemblée nationale pourquoi il est important de légaliser l’avortement.

« La démarche du gouvernement qui consiste à modifier la loi sur la santé sexuelle et de reproduction  est une chance pour les Béninois et nous devons la saisir « , a confié Dr Raphaël Totongnon, porte-parole du Collège des gynécologues-obstétriciens à la presse parlementaire après l’échange avec les membres de la commission des lois de l’assemblée nationale.

Sauver la vie de la femme en tuant celle de l’innocence …

Devant les membres de la commission des lois, l’argument des défenseurs du droit à l’avortement se résume au fait que l’avortement est la troisième cause de mortalité maternelle au Bénin après les hémorragies liées à l’accouchement et l’éclampsie. Il est temps d’agir, parce qu’il n’est pas rare de voir débarquer dans les hôpitaux des jeunes filles ayant pratiqué l’avortement clandestin, insiste l’agent de santé.

Il sera appuyé par la présidente de l’ Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) qui déplore que la loi en l’état ne donne pas la liberté aux jeunes filles d’avorter librement lorsqu’elles ne veulent pas garder la grossesse. « Dans notre plaidoyer, nous demandons à l’Assemblée nationale de sauver la vie de ces nombreuses femmes  » qui perdent la vie en pratiquant l’avortement clandestin.

Mais la question qui n’a pas été évacuée par cette plaidoirie est celle de savoir s’il suffit juste de supprimer la vie de l’être innocent en gestation du fait de l’irresponsabilité de sa génitrice. L’idéale ne serait-il pas d’intensifier la sensibilisation pour une sexualité plus responsable?

BWT

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