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Bénin: l’inspecteur des douanes clarifie la position de Bénin Control dans la mise en œuvre des réformes

Bénin: l’inspecteur des douanes clarifie la position de Bénin Control dans la mise en œuvre des réformes

Le Commandant des douanes Raoufou Malèhossou Aboudou était l’invité de Canal 3 mercredi 26 mai 2021. Rapporteur de la Cellule d’appui aux réformes institutionnelles et informatiques  à la Direction générale des douanes et droits indirects, il a, au cours de l’émission expliqué de long en large  l’important rôle que joue l’administration douanière dans l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Bénin en s’appuyant sur de pertinentes réformes.

(« Bénin control n’a jamais perçu un kopeck pour le compte de l’Etat béninois », dit-il)

L’inspecteur des douanes Raoufou Malèhossou Aboudou a clarifié la position de Bénin Control dans la mise en œuvre des réformes. Balayant du revers de la main les informations selon lesquelles Bénin Control recouvre des droits et taxes de douane pour le compte du trésor public, il a levé expliqué que« Bénin Control n’a jamais perçu un kopeck pour le compte de l’Etat béninois ».

Dans ses propos liminaires, l’invité de Canal 3 s’est prononcé sur l’actualité marquée par la nouvelle équipe gouvernementale que vient de rendre publique le Président Talon. Il s’est réjoui des nouvelles charges confiées au Ministre de l’économie et des finances Romuald Wadagni qui, à la faveur de ce remaniement a été promu Ministre d’État. Pour le Commandant Malèhossou, c’est en tout cas une chance pour l’administration des douanes d’avoir pour Ministre de tutelle M. Romuald Wadagni.

Les réformes opérées pour améliorer le climat des affaires au Bénin

S’agissant des réformes opérées au niveau de l’administration des douanes pour améliorer le climat des affaires au Bénin, l’invité de Canal 3 a rappelé le contexte dans lequel lesdites réformes sont intervenues. Selon le Commandant Malèhossou, cela fait bientôt cinq ans que  l’administration des douanes a engagé une batterie des réformes sous l’impulsion du gouvernement avec l’appui des partenaires au développement en parfaite intelligence avec des opérateurs techniques comme Benin Control et Web Fontaine. « Grâce aux ambitieuses initiatives de numérisation et de digitalisation des procédures de dédouanement, la modernisation de l’écosystème douanier béninois est devenue une référence dans la sous-région », a fortement souligné le Commandant Malèhossou. Il en veut pour preuve les nombreuses missions d’imprégnation des administrations douanières sœurs reçues par la douane béninoise dans le cadre du partenariat sud-sud et les nombreux lauriers récoltés à l’international. « Même le grand voisin de l’Est  qu’est le Nigeria a, malgré nos divergences, envoyé une mission au Bénin pour s’imprégner de nos réformes. Nous avons reçu le Niger. Nous avons reçu la République démocratique du Congo et j’en oublie », informe le Rapporteur de la Cellule d’appui aux réformes institutionnelles et informatiques au niveau de l’administration des douanes béninoises.

Poursuivant ses propos, il a rappelé les ambitions du gouvernement en amorçant ces réformes. Le premier objectif, c’est de  faire de l’administration des douanes béninoises, l’une des plus modernes à l’horizon 2021. « Nous ne sommes plus loin de cet objectif, dit.il. le deuxième objectif c’est de faire du port de Cotonou le plus grand hub de la sous-région. Il souligne que la position stratégique du port de Cotonou lui permet aujourd’hui de desservir tous les pays sans façade maritime et également le Nigeria… Et pour ce faire, il revient à l’administration des douanes béninoises de trouver des solutions novatrices pour renforcer la sécurité au sein de la communauté portuaire et  rendre optimales les procédures d’enlèvement des marchandises. Le Nigéria 220 millions d’habitants, le Niger 24 millions d’habitants, le Burkina Faso 23 millions d’habitants, le Mali 20 millions d’habitants et paradoxalement le Bénin 12 millions d’habitants. « Nous avons autant à gagner en renforçant la sécurité et en rendant optimale les procédures d’enlèvement au sein de notre communauté.  Le Commandant Malèhossou appelle naturellement un quatrième objectif qui est d’améliorer le climat des affaires au Bénin. Ce qui ne constitue plus aujourd’hui, selon lui, un nouveau paradigme parce que le Bénin a atteint un niveau de développement où l’amélioration du climat des affaires doit devenir une culture et une affaire de tous les Béninois et faire donc partie intégrante de toutes les actions qui sont menées au quotidien. C’est de cette façon que le Bénin mettra en lumière son potentiel, dit-il.

Faciliter les échanges

Selon les explications du Commandant Malèhossou, les réformes engagées ne visent pas à opprimer les opérateurs économiques mais plutôt à faire des corridors béninois les corridors les plus fluides de la sous-région en matière de facilitation des échanges. Et à ce niveau d’ailleurs, il est heureux de savoir que les fruits ont déjà donné la promesse des fleurs parce qu’en 2017 déjà le Bénin a été cité comme meilleur pays en matière de facilitation des échanges par l’Observatoire des Pratiques anormales (OPA) qui est un organe de l’Uemoa. En 2019 c’était la consécration devant les Chefs d’État de la CEDEAO qui ont classé le Bénin premier dans l’espace CEDEAO en matière de facilitation des échanges.

Avec l’appui technique de Benin Control, la douane béninoise a tous les outils nécessaires

Pour obtenir tous ces résultats qui font la fierté du Bénin, l’administration des douanes du Bénin s’est beaucoup appliquée à maitriser les valeurs en douanes pour un dédouanement juste, efficace, efficient et équitable car il faut avouer qu’avant la remise en selle du Programme de vérification des importations ( PVI), avoir des informations crédibles, authentiques qui entrent en ligne de compte dans le cadre de la détermination de la valeur en douane de la marchandise relevait d’un parcours de combattant. C’était la croix et la bannière. La détermination des taxes de douane se faisait de façon approximative. Mais aujourd’hui grâce à l’appui technique de Benin Control  (BC), la douane béninoise a tous les outils nécessaires pour faire un dédouanement juste, efficace, efficient et équitable.

Le Commandant Malèhossou a levé un coin de voile sur la position de Bénin control dans la mise en œuvre de ces réformes. «  Nous avons entendu dire plusieurs fois que Bénin Control recouvre des droits et taxes de douane pour le compte du trésor public. Je voudrais qu’on retienne une fois pour toute, Bénin Control n’a jamais recouvré un kopeck pour le compte de l’Etat béninois. Bénin Control reste et demeure un partenaire technique de l’administration des douanes et par conséquent un prestataire de l’Etat béninois au même titre que Web Fontaine comme l’a été Bivac ou encore SGS dans un passé récent. Toutes ces sociétés ont le même mode opératoire, dit-il. Les frais  afférent à l’enlèvement de votre marchandise sont payés en un point unique qu’est la banque. Bénin control n’a jamais perçu un kopeck pour le compte de l’Etat béninois ».

L’ère de la dématérialisation

Au cours de l’émission, l’inspecteur des douanes Malèhossou a parlé d’une autre réforme phare relative à la meilleure prise en charge des marchandises en transit. «Pour lutter efficacement contre les déversements frauduleux qui avait constitué pendant longtemps un véritable serpent de mer et qui entrainait une concurrence déloyale à l’encontre des opérateurs économiques crédibles, (on déclarait la marchandise et on ne sait de par quelle alchimie ces mêmes marchandises sont déversés sur le marché béninois) nous avons mis en place un dispositif très performant qui a donné des résultats satisfaisants puisque depuis on ne parle plus de déversement. Les marchandises sont bien suivis », a précisé l’invité de Canal 3.

Citant toujours les innovations, l’inspecteur Malèhossou a mis l’accent sur le déploiement des scanners de marchandises au niveau du port de Cotonou, à Hillacondji et à l’aéroport de Cotonou. « Pendant longtemps, l’absence de ce dispositif a constitué un véritable handicap dans le processus de dédouanement des marchandises parce qu’on procédait par des contrôles intrusifs qui ne permettaient pas vraiment d’avoir plus de célérité et de clarté dans les opérations de dédouanement », a souligné le commandant Malèhossou. Il n’a pas occulté la dématérialisation des procédures de dédouanement à travers la mise en place d’un portail électronique du guichet unique de commerce extérieur. Pour le Commandant Malèhossou, les choses doivent être désormais claires car la douane béninoise en collaboration avec ses partenaires entendent construire une économie forte fondée sur une culture douanière innovante et efficace.

En adoptant cette approche holistique de dématérialisation des opérations douanières, la douane béninoise s’assure que son modèle opérationnel est non seulement efficace, durable. En tout cas, dans quelques années et comme l’a si bien souligné le Commandant Malèhossou, le Bénin sera l’épicentre des initiatives en matière d’amélioration du climat des affaires.

Résultats encourageants

Ce qui est heureux et il qu’il convient d’ailleurs de mettre en lumière est qu’il est noté une grande célérité aujourd’hui dans les opérations de dédouanement et d’enlèvement des marchandises. Des indicateurs assez révélateurs le démontrent d’ailleurs si on en s’en aux propos du Commandant Malèhossou. En effet, il est de moins en moins enregistré des plaintes des opérateurs économiques. Aujourd’hui, les recettes qui étaient dans une tendance baissière ont connu un rebond à cause des réformes douanières.

L’optimisation de la gestion des risques est aussi un facteur sur lequel le Commandant Malèhossou a axé son intervention. Pour lui, cette gestion des risques est la clé de voute qui permet de concilier les exigences de la lutte contre la fraude, de la sécurité et de la facilitation. « La capacité d’une administration à anticiper les risques, les menaces et à les gérer est indispensable pour une gestion efficace des frontières », pense d’emblée le Rapporteur de la Cellule d’appui aux réformes institutionnelles et informatiques au niveau de l’administration des douanes béninoises.

Pour finir, il a reconnu que les performances enregistré l’ont été grâce à une combinaison de facteurs au nombre desquels on peut citer la stabilité des responsables de l’administration douanière au poste. Et la-dessus,  il a saisi l’occasion pour dire toute son admiration aux autorités. « Ce que l’actuel DG/douane fait depuis sa nomination en 2017 pour que l’administration des douanes se montre à la hauteur des objectifs qui lui sont assignés n’a d’égard que son amour », précise  l’invité de Canal 3. Il fait un clin d’œil aux opérateurs économiques et aux autres acteurs du commerce extérieur en l’occurrence les Commissionnaires Agréés en Douanes qui  ont vraiment  accompagné l’administration douanière dans la mise en œuvre de ces réformes. Sans eux les résultats qui font aujourd’hui la fierté du Benin n’auraient pas été atteints, a indiqué M. Malèhossou.

Source:les4vérités

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