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Burkina : la tension monte, le président Kaboré appelé à démissionner

Burkina : la tension monte, le président Kaboré appelé à démissionner
Burkina : la tension monte, le président Kaboré appelé à démissionner

Des manifestations spontanées ont eu lieu à Ouagadougou et dans d’autres villes du Burkina Faso, mardi, pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire et réclamer la démission du président Roch Marc Christian Kaboré, a-t-on constaté.

Ces marches interviennent au premier jour du deuil national de 72 heures décrété suite à la mort, dimanche, de 32 personnes, dont 28 soldats burkinabè dans une attaque armée à Inata dans la province du Soum dans la région du Sahel.

Plusieurs centaines de manifestants notamment des jeunes ont répondu à l’appel du Mouvement « Sauvons le Burkina » pour se regrouper dans un premier temps à la Place de la révolution au centre-ville de la capitale avant d’arpenter d’autres rues.

Aucun chiffre officiel du nombre de participants à cette manifestation, qui n’a pas débordé, n’était disponible, mardi en début d’après-midi.

Même si les organisateurs ont reconnu que la mobilisation n’est pas à la hauteur des enjeux, ils ont soutenu que l’objectif est de dénoncer la gestion de la situation sécuritaire par les autorités actuelles.

« Tout le monde voit ce qui se passe au Burkina, mais si les Burkinabè refusent de sortir, ils peuvent rester dans leurs maisons mais quand ces gars (les groupes terroristes) viendront chez eux, ils vont les foutre dehors », a déclaré le coordonnateur de la marche, Koumsongo August cité par le site d’information, Filinfos.net.

« Nous demandons au président du Faso de libérer notre pays. Depuis son arrivée au pouvoir, ce Monsieur a toujours échoué et il échouera toujours. Nous demandons à la population de se joindre à la marche. On ne va plus accepter, ils ont échoué sur le plan sécuritaire, alimentaire… Je ne peux pas tout détailler. Au Burkina, on a trop de maux », a-t-il déclaré.

Des manifestations spontanées ont été organisées dans d’autres villes à l’intérieur du pays, notamment à Dori (Sahel), où les manifestants ont appelé les autorités à équiper convenablement les forces de défense et de sécurité, selon le média en ligne lefaso.net.

A Bobo-Dioulasso, capitale économique, des manifestants sont également sortis dans les rues pour manifester leur mécontentement, selon le quotidien L’Expresse du Faso qui précise que « des populations manifestent contre, disent-ils, la mauvaise gestion du gouvernement en place, l’insécurité grandissante due au terrorisme et réclament le départ de la force française du Burkina Faso ».

Contacté par l’Agence Anadolu, Marcel Tankoano, président du mouvement « M21 » a déclaré que la marche de ce matin a été organisée par des jeunes d’un autre Mouvement « pour faire partir le Président du Faso ».

« Nous nous sommes (présentement) en pleine réunion pour nous préparer et lancer un appel à la mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il dit.

Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

En outre, au total, 478 militaires burkinabè sont morts depuis cette date en défendant l’intégrité territoriale du pays, selon le ministère de la Défense.

Ces attaques ont également causé la fermeture de 2 244 établissements scolaires affectant 304 564 élèves dans plusieurs régions du pays, à la date du 28 mai 2021, selon les autorités.

En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l’année en cours selon l’ONU.

A ce jour, l’état d’urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme. Depuis 2019, le couvre-feu est instauré dans ces régions et régulièrement prolongé.

Face à cette situation, l’opposition politique du Burkina Faso a menacé, mardi, le gouvernement de descendre dans la rue et de demander la démission du président Roch Marc Christian Kaboré si, dans un mois, la situation sécuritaire ne s’améliore pas.

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