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CRIET : 01 américain, 01 argentin et 01 béninois poursuivis dans l’affaire Securiport

CRIET : 01 américain, 01 argentin et 01 béninois poursuivis dans l'affaire Securiport
CRIET : 01 américain, 01 argentin et 01 béninois poursuivis dans l'affaire Securiport

Le procès de trois responsables de Securiport, société de droit américain qui contrôlait les passagers à l’aéroport de Cotonou, s’est ouvert lundi 25 octobre 2021 devant la CRIET.

Première audience dans l’affaire Securiport. Juste après son ouverture, lundi 25 octobre 2021, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a renvoyé l’affaire au lundi 08 novembre 2021. Trois responsables de SecuriPort sont inculpés pour « Corruption active, trafic d’influence et violation de l’article 64 de la Loi N°:2009-009 du 22 mai 2009 portant protection des données à caractère personnel en République du Bénin».

Cet article prévoit les sanctions pénales en cas de violation des dispositions portant sur la protection des données à caractère personnel au Bénin. Les trois responsables de Securiport ne se sont pas présentés à l’audience. Il s’agit du directeur exécutif de l’entreprise, l’Américain Enrique Segura, l’Argentin Gaston Tarquini Jaquemin et le Béninois Abdou Raman Soumanou. Ils étaient absents à l’audience, mais ont été représentés par leur avocat, Me Robert Dossou.

Il faut noter que dans le cadre de ce dossier, la Commission d’instruction de la CRIET avait
déjà émis un mandat d’arrêt international contre les trois responsables de la société de
droit américain qui s’occupait du contrôle des passagers à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin. En septembre 2019, les trois responsables de la société Securiport avaient été convoqués par la Brigade économique et financière (BEF). Mais ils n’avaient pas répondu à la convocation.
L’Etat béninois déjà condamné dans l’affaire
La société Securiport a entamé ses activités à l’aéroport de Cotonou suite à un contrat signé en 2015 sous l’administration du président Boni Yayi. Mais à l’arrivée du président Patrice Talon en 2016, le contrat liant l’État béninois et la société a été résilié et les activités de Securiport confiées à Morpho Dys.

La société a alors engagé devant la justice française une procédure contre l’Etat. Le Bénin
a été donc condamné par la Chambre de commerce international de Paris en janvier 2019 à verser 55 milliards francs CFA à Securiport. Cette décision a été confirmée par la Cour d’Appel de Paris le 27 Octobre 2020 en appel.
Après sa condamnation, le Bénin a à son tour engagé une procédure judiciaire devant la CRIET contre les trois responsables de Securiport.
Banouto

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