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La leçon de Doumbouya à la CEDEAO

La leçon de Doumbouya à la CEDEAO
La leçon de Doumbouya à la CEDEAO

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) durcit les sanctions contre la Guinée. En plus de la libération d’Alpha Condé, cette organisation sous-régionale réclame l’organisation d’élections crédibles et transparentes dans un délai de six mois. Son envoyé spécial à Conakry Mohamed Ibn Chambas a été récusé par le président de la transition Mamadi Doumbouya.

Dimanche au cours d’une interview diffusée à la Télévision nationale, le chef de l’Etat a été amené à commenter cette exigence de la CEDEAO alors qu’au Mali, un délai de 18 mois a été accordé à la junte. Extraits…

« La communauté internationale en général et la CEDEAO en particulier sont nos partenaires pour réussir cette transition. Je reste confiant que cette communauté restera à nos côtés. Les défis qui assaillent le peuple de Guinée sont nombreux. Les émissaires de la CEDEAO ont fait le constat, nous sommes heureux qu’ils aient noté les progrès enregistrés en peu de temps dans le processus de la transition. Nous rassurons que les forces vives œuvrent énergiquement pour le retour à une vie constitutionnelle.

Nous pensons que la CEDEAO respectera bien le délai que fixera le Conseil national de la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel normal dans notre pays. Il faut toutefois éviter les comparaisons. Car, vous savez bien que moi qu’on ne peut pas traiter deux maladies avec le même médicament. Il faut quand même adapter les médicaments. Souvent, les gens font de l’amalgame, on pense que l’Afrique est un pays alors que c’est un contient. Chaque pays a sa spécificité. La Guinée et le Mali sont deux pays frères qui vivent des réalités différentes. Nous restons disposés à travailler avec toutes les communautés internationales pour une transition apaisée dans notre pays.

Pas de crise pour dépêcher un envoyé spécial…

Souvent, il faut comprendre la vision que nous avons. On ne va pas se focaliser sur comment courir, trouver des bêtes, brouiller les pistes. Que ce soit clair, mon engagement est total. Je voudrais que la communauté internationale comprenne qu’en Guinée, nous n’avons pas de problèmes sociologiques. Les guinéens veulent régler les problèmes entre nous. Je pense qu’on est assez intelligents pour régler nos problèmes ensemble. Et la Guinée n’est pas un pays qui est en crise. C’est un pays qui est en phase de prendre son destin en main. La communauté internationale devrait aussi écouter les guinéens. Parce que les guinéens ont aussi leurs mots à dire.

S’il y avait une crise ici on pouvait envoyer un envoyé spécial. Mais les guinéens sont libres depuis le 5 septembre. On ne doit pas se taper dessus pour des intérêts personnels. Nous dévons tout simplement régler les problèmes à l’interne (…). Aussi nous voulons avoir dans la démarche la crédibilité.

Nous tendons la main à la communauté internationale, la CEDEAO pour qu’on nous envoie des techniciens pour la refondation du fichier électoral. On en a besoin mais il ne faut pas créer des problèmes qui n’existent pas. Il n’y a pas de crise en Guinée. Les guinéens vont se comprendre et pourront régler les problèmes conflictuels. On a déjà reçu des techniciens de la CEDEAO mais vouloir toujours donner les mêmes remèdes à deux, trois maladies, je pense que c’est n’est pas la solution. Il faut adapter les apports aux besoins du peuple de Guinée’’.

 

Vision Guinée

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