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Mali: pour Macron, il n’y aurait plus de gouvernement sans la France au Sahel

Mali: pour Macron, il n'y aurait plus de gouvernement sans la France au Sahel
Mali: pour Macron, il n'y aurait plus de gouvernement sans la France au Sahel

Dans une interview accordée à la radio France Inter, le président Français Emmanuel Macron est revenu sur les relations tumultueuses que son pays entretien actuellement avec le Mali. Il a également rappelé les conditions dans lesquelles l’intervention militaire de la France au Mali avait été décidée par son prédécesseur François Hollande.

Depuis l’annonce d’un éventuel contrat entre le Mali et le groupe Wagner, la tension est montée d’un cran entre Paris et Bamako. La France menace les autorités maliennes et leur demande d’abdiquer aux discussions devant conduire à toute coopération avec Wagner. Mais à Bamako, Assimi Goita et sa troupe restent droits dans leurs bottes.

Représentant le Mali à New York, lors de l’Assemblée Générale de l’ONU, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a accusé Paris d’avoir abandonné le Mali en plein vol, dans un contexte sécuritaire qui laisse à désirer. Il y ajoute que le Mali va combler le vide militaire qu’aurait laissé Barkhane avec la diversification de sa coopération avec d’autres partenaires.

A ces mots, la ministre française des armées, Florence Parly, est montée au créneau pour dénoncer l’hypocrise des autorités maliennes. Il s’en est suivi, jeudi dernier, la réaction du Patron de l’Elysée, qui a qualifié les propos du Premier ministre malien « d’une honte, qui déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement », dénonçant un gouvernement peu légitime issu de deux coups d’Etat…

Comme-ci, cela ne suffisait pas, il est revenu sur la présence des troupes françaises au Mali et les relations tendues entre Paris et Bamako, dans une interview accordée à la radio France Inter: « Ce que nous avons décidé […] il y a maintenant 18 mois, j’ai dit aux Etats de la région en particulier au Mali que notre présence militaire doit évoluer parce qu’on ne peut pas demander à nos soldats de remplacer ce qui est le travail de vos Etats, et en particulier de votre Etat. Et donc ce qu’on a entamé après avoir accru la pression militaire […] c’est un travail qui consiste à dire qu’il faut que l’Etat revienne avec sa justice, son éducation, sa police, partout en particulier au Mali, mais aussi au Burkina Faso », a déclaré le dirigeant. Et d’ajouter : « il faut que derrière, les projets se développent sinon dès qu’on libère un territoire, les terroristes le reprennent puisqu’il n’y a pas de perspectives ».

Le chef de l’Etat Français, a, par ailleurs, rappelé les conditions dans lesquelles l’intervention militaire de la France au Mali avait été décidée par son prédécesseur François Hollande. « Le président Hollande est intervenu à la demande du gouvernement et du peuple malien, à la demande de tous les Etats de la CEDEAO, et nous ne nous y maintenons que dans ce cadre », a indiqué M. Macron, ajoutant : « sans la France au Sahel, il n’y aurait plus de gouvernement au Mali […] Si le président Hollande n’avait pas décidé en janvier 2013 d’intervenir avec l’opération Serval à ce moment-là puis l’opération Barkhane, les terroristes auraient pris le contrôle d’abord de Bamako puis de tout le pays », a rappelé Emmanuel Macron.

 

Soulignons que le rapprochement diplomatique entre Bamako et Moscou se fait de plus en plus remarquer. Le ministre de la Défense malienne a réceptionné jeudi soir, 4 hélicoptères de guerre en provenance de la Russie. Des munitions ont également accompagné les 4 hélicoptères livrés par la Russie à Bamako et la diplomatie russe a clairement déclaré que les autorités maliennes ont pris contact avec la société militaire privée russe Wagner.

BWT

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