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Procès Sankara : des soldats accusés d’avoir participé à l’assassinat nient leur implication

Les soldats Idrissa Sawadogo et Nabonswendé Ouedraogo, rompus aux techniques commandos étaient membres de la sécurité rapprochée de Blaise Compaoré depuis 1983. Cités par l’un des conducteurs des véhicules utilisés le jour du coup d’État, ils sont accusés d’avoir participé à l’assaut contre le président Thomas Sankara et ses collaborateurs. Même s’ils reconnaissent avoir été sur le site du Conseil de l’entente le jour du coup d’État, ils rejettent toute participation à l’attaque.

Nabonswendé Ouedraogo était au Conseil de l’entente le jour de l’attaque. Il raconte que Hyacinthe Kafando était à son pied à terre et que c’est quelques minutes après son départ avec un groupe de soldats, tous membres de la garde rapprochée de Blaise Compaoré, que les coups de feu ont éclaté.

Quant à Idrissa Sawadogo, il affirme être arrivé sur les lieux après les coups de feu, car étant en poste au domicile de Blaise Compaoré sur instruction de Hyacinthe Kafando.

Pour Maître Jean-Patrice Yameogo, de la partie civile, leur récit comporte beaucoup d’incohérences. « Est-ce qu’ils ont participé oui ou non au coup d’État ? Ils semblent dire que « oui, on était au Conseil d’entente le 15, mais on n’a pas participé à la réalisation de ce coup d’État ». On veut aller au bout, parce que le dossier nous réserve encore beaucoup de belles surprises. »

Maître Zaliatou Aouba défend le soldat Idrissa Sawadogo. Elle assure que son client est resté constant dans son récit sur les évènements de la journée du 15 octobre 1987. « Il est très constant dans ses déclarations. Depuis 2016, c’est les mêmes déclarations qu’il a faites devant le juge d’instruction, à savoir qu’il n’était pas sur les lieux de ce qui s’est passé le 15 octobre, parce qu’il avait été affecté à un autre poste par son chef. »

Durant son audition, l’accusé Idrissa Sawadogo a décrit son chef, l’adjudant-chef Hyacinthe Kafando comme étant un homme dangereux, méchant, qui était dur avec ses hommes. « Tout le monde avait peur de lui et on ne discutait pas ses ordres », a-t-il martelé.

RFI

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