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Sida et maladies épidémiques dans l’Atacora: les autorités alertent

Sida et maladies épidémiques dans l’Atacora: les autorités alertent
Sida et maladies épidémiques dans l’Atacora: les autorités alertent

Dans une interview accordée, ce lundi, à l’Agence Bénin Presse (ABP), le directeur départemental de la santé de l’Atacora, Dr Jacob Namboni, a déploré les difficultés de communication en termes de santé, avec certaines populations du Bénin, notamment à Kouaténa, dans l’arrondissement de Perma, et dont la conséquence directe est la propagation de plusieurs maladies, dont le Vih/Sida, avec un taux de prévalence très élevé.

Au nombre des maladies prioritaires, qui déciment les habitants des localités de Perma, zone où on extrait de l’or, le directeur départemental de la santé a énuméré les traumatismes avec blessures ou morts et des Maladies sexuellement transmissibles (MST), dont le VIH/Sida. « Nous avons un taux qui va jusqu’à 50, 60% parfois, des cibles que nous avons dépistées », a illustré Dr Jacob Namboni, cité par l’Agence Bénin presse (ABP).

Le directeur départemental de la santé de l’Atacora a aussi répertorié des maladies à potentiel épidémique, à commencer par la Covid-19. « Il est difficile d’amener cette population à observer le minimum de comportements. Les conditions d’hygiène sont à désirer à ce niveau, donc des cas de diarrhée chez les enfants, de paludisme chez les enfants, et les femmes enceintes sont constamment observés », a indiqué le DDS, selon la même source.

En dehors de ce constat amer, Dr Jacob Namboni a également évoqué des maladies infectieuses, la gale et d’autres maladies de la peau, des grossesses non désirées avec leurs corolaires. « Au niveau de Kouaténa, par exemple, tout ce qui se fait n’est pas sain, la vie est à la dérive, les gens sont drogués, autant de choses qui font qu’il est difficile de faire passer un message ou une communication », a fustigé le DDS. Autrement, précise-t-il, « comme les autres localités, situées à au moins 5 kilomètres d’un centre de santé, elle (Kouaténa, Ndlr) bénéficie de tout le paquet minimum, à travers une stratégie avancée ».

« Ce n’est pas une population que nous avons abandonnée, parce que si on la néglige, elle se mélange avec la population globale, donc on s’occupe autant que possible à offrir à cette population, le paquet minimum de soins qu’une population doit avoir, mais ce sont des difficultés », a conclu Dr Jacob Namboni.

BWT

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