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RDC vs Bénin: une erreur dans le recours de la FBF ?

RDC vs Bénin: une erreur dans le recours de la FBF ?
RDC vs Bénin: une erreur dans le recours de la FBF ?

Battu 2-0 par la RDC au stade des Martyrs à Kinshasa, 6è journée des éliminatoires de la Coupe du monde, le Bénin éliminé pour les barrages, cherche une porte de sortie. Cela a valu son recours devant la Fifa, parce qu’il a surfé sur une faille de l’entraîneur congolais, Hector Cuper. Mais, il a manqué de tact à la délégation béninoise, certainement par méconnaissance des textes, selon un ex-arbitre béninois, consulté par l’Investigateur.

Le comité exécutif de la Fédération béninois de football (FBF) a saisi par courrier, les instances du football mondial, leur enjoignant de disqualifier la RDC, qui n’a pas respecté au cours du match RDC vs Bénin, la Loi du Jeu 3 de l’IFAB (International Football Association Board qui régit les Lois du Jeu), amendé temporairement jusqu’au 31 décembre 2022. Une loi qui clairement stipule que :

Durant le match, chaque équipe : peut utiliser un maximum de cinq remplaçants ; bénéficie d’un maximum de trois opportunités pour effectuer des remplacements ; peut en outre effectuer des remplacements à la mi-temps.

En effet, au cours de la rencontre, l’entraîneur congolais, Hector Cuper a procédé aux remplacements de Kayembe à la 63e, Malango à la 74e, Muleka à la 84e et Kayamba à la 90e ; ce qui fait plus de trois « opportunités ». Sinon quatre opportunités contrairement à la loi plus haut évoquée.

Selon un ancien arbitre béninois consulté, sur l’autorisation des 4 changements effectués en quatre temps au lieu de trois temps exigés, le « Benin n’est plus en droit de réclamer quoi que ce soit et espérer avoir gain de cause. Car, la procédure de réclamation en de pareilles circonstances, se fait dès le premier arrêt après le constat de l’infraction », a déclaré cet ancien arbitre qui a préféré requérir l’anonymat.

De manière plus approfondie, il clarifie ce que dit la loi en cas d’erreur commise par l’arbitre : « les faits liés au jeu, les décisions de l’arbitre sont irrévocables. Si les Congolais avaient effectué six (06) remplacements, ce qui est contraire à la loi, la faute leur serait imputée. Mais à partir du moment où c’est l’arbitre qui a autorisé les quatre opportunités qui ont abouti aux changements, cela devient une erreur de l’arbitre et ne pourrait peser dans le recours formulé par le Bénin ».

Poursuivant, il indique que : « Seul le capitaine est habilité à formuler cette réclamation auprès de l’arbitre, et ce dernier transcrit les propos du capitaine sur la feuille de match en présence du commissaire au match. A la fin du match, ou au plus tard dans 24 heures, la Fédération béninoise de football doit confirmer la réclamation auprès des instances et payer les frais y afférents. Si l’approche ainsi décrite est respectée, la décision que pourrait prendre les instances mondiales du football serait de reprendre le match, suivi d’une sanction pour le quatuor arbitral. Et dans ce cas, la victoire n’est accordée à aucune équipe sur tapis vert. »

Pour conclure, il soutient qu’en raison de tout ce qui précède, en l’occurrence de la non-réaction du Bénin à travers son capitaine Khaled Adénon sur le terrain, la qualification de la RDC est consommée et l’élimination du Bénin est malheureusement, actée.

Sur le penalty à polémiques, il soutient qu’il s’agit d’un fait de jeu, donc la CAF et la FIFA n’y pourront rien. Dès lors, on ne peut espérer une annulation du but inscrit sur penalty par la RD Congo.

 

L’Investigateur

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