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Prix Marc-Vivien Foé 2021 : voici le vainqueur

Prix Marc-Vivien Foé 2021 : voici le vainqueur
Prix Marc-Vivien Foé 2021 : voici le vainqueur

Grand artisan de la brillante saison du RC Lens tout juste promu en Ligue 1, le Congolais Gaël Kakuta remporte l’édition 2021 du prix Marc-Vivien Foé, remis au meilleur joueur africain de Ligue 1 de la saison par France 24 et RFI. Le meneur de jeu lensois devance Andy Delort (Montpellier) et Tino Kadewere (Lyon).

Il est le premier Léopard et le premier Lensois à remporter le prix Marc-Vivien Foé. À 29 ans, Gaël Kakuta s’est vu décerner le prix du meilleur joueur africain de Ligue 1 par RFI et France 24. Une consécration qui vient récompenser l’excellente saison du milieu de terrain, la plus aboutie de la carrière de ce globe-trotteur du football. Au palmarès, il succède au Nigérian Victor Osimhen.

Avec ses 11 buts marqués et ses 5 passes décisives en 34 matches joués, il a contribué à la très belle saison du RC Lens, actuel sixième de Ligue 1 malgré son statut de promu. Une contribution au collectif sang et or qui lui a valu la première place du classement du prix devant l’Algérien Andy Delort et le Zimbabwéen Tino Kadewere. Il a été désigné par un jury composé de plus de 100 journalistes spécialistes du football français et africain à partir d’une liste de 11 joueurs préalablement établie par les services des sports de RFI et France 24. 

Prix Marc-Vivien Foé 2021 : le Congolais Gaël Kakuta élu joueur africain de  l'année en Ligue 1

Parti en catimini

En plus d’être la saison de la consécration, 2020-2021 est également celle du retour aux sources pour Gaël Kakuta. Né à Lille et longtemps pisté par le Losc, le milieu de terrain a été débauché par le RC Lens où il avait été formé entre ses 8 et 16 ans. Et, après avoir porté les couleurs de 11 équipes dans six pays différents, Gaël Kakuta a finalement signé cette année dans son club formateur.

Un club qu’il avait quitté en catimini en 2007, à l’âge de 16 ans. À l’époque, il cède au chant des sirènes de Chelsea, qui l’embauche au mépris de toutes les réglementations concernant les transferts de mineurs. Le RC Lens attaquera Chelsea en justice et les Blues seront privés de recrutement et obligés de dédommager le club français à hauteur de 4 millions d’euros. Qu’importe, celui qu’on surnomme alors le « Black Zidane » est parti.

Le début d’une carrière en dents de scie : Gaël Kakuta ne va jamais réellement s’imposer dans les clubs qu’il traverse. Chelsea préfère le prêter plutôt que l’intégrer à son effectif. Puis, en 2015, il part à Séville où, en délicatesse avec l’entraîneur Unaï Emery, il ne disputera que cinq petits bouts de match. S’ensuit un exil en Chine, au Hebei China Fortune.

Gaël Kakuta assume ce lourd bagage de globe-trotteur, estimant que chaque expérience a contribué à le façonner : « Tous ces voyages m’ont permis de parler espagnol, anglais, de comprendre l’italien et d’avoir une base en néerlandais. En Chine, ça m’a endurci. J’ai pris des coups. L’arbitre ne sifflait jamais. Maintenant, j’ai le réflexe de continuer mes actions. En Angleterre, il faut être capable de répéter les efforts. En Espagne, j’ai appris à ne plus précipiter mes gestes », explique-t-il dans un entretien à L’Équipe peu après son retour à Lens.

Le nord de la France, terre de renaissance

C’est dans les Hauts-de-France que la carrière de Gaël Kakuta va finalement rebondir, avec une étape en Picardie. Arrivé à Amiens à l’été 2017, sous la forme d’un prêt malgré les velléités d’achat du club, Gaël Kakuta est l’un des grands artisans du premier maintien en Ligue 1 du club picard. Avec six buts et autant de passes décisives à son actif, l’international congolais forme alors un duo explosif avec Moussa Konaté. Il est cependant contraint de rejoindre le Rayo Vallecano en Espagne car, de nouveau, le Hebei China Fortune refuse de vendre le joueur à Amiens.

La saison en Espagne, ponctuée par des blessures, se passe mal. Il espère alors rebondir du côté du stade de la Licorne mais Amiens a changé. Les Picards sont en perdition dans le championnat et Gaël Kakuta, trop irrégulier, ne peut maintenir le club à lui tout seul.

Un non puis un oui à la RD Congo

Parallèlement à sa carrière agitée en clubs, Gaël Kakuta connaît entre 2007 et 2011 les sélections de jeunes de l’équipe de France des moins de 17 ans jusqu’au moins de 20 ans, soit plus de 30 sélections au total. Il remporte même le championnat d’Europe des moins de 19 ans en 2010, un tournoi dont il est sacré meilleur joueur. Cependant, il ne concrétisera jamais chez les A.

Logiquement, la République démocratique du Congo essaie de le débaucher. Dès 2011, Claude Le Roy, alors sélectionneur de l’équipe nationale, communique une liste de joueurs présélectionnés pour un match comptant pour les éliminatoires de la CAN-2012. Il dit non, espérant toujours à terme être digne des Tricolores.

Le temps passe. Sa première sélection avec les Bleus n’arrivant pas, il finit par céder aux avances des Léopards. Il honore sa première sélection en mars 2017 lors d’un match amical contre le Kenya où il marque sur coup franc. Un choix qu’il ne regrette pas.

« À mon arrivée à Séville, je pensais que c’était le bon moment de jouer avec l’équipe de France, mais après la façon dont les choses se sont passées là-bas, la façon dont je suis parti de là, je me suis dit qu’il me fallait une expérience internationale. Je préférais mon pays d’origine et je ne regrette pas du tout ma décision », a-t-il indiqué en janvier lors d’un entretien à Téléfoot. « À chaque fois que je mets les pieds en RD Congo, c’est la folie. Au pays, les gens souffrent beaucoup. Le foot leur permet d’oublier pendant 90 minutes tout ce qui se passe là-bas. C’est une grande responsabilité pour nous parce que les Congolais comptent énormément sur nous. »

Retour à la maison

Pisté par son club formateur depuis des années, le meneur de jeu va rebondir au RC Lens, qui le recrute au moyen d’un prêt avec option d’achat (1,5 million d’euros de prêt, 3,5 millions d’euros de transfert à compter du 1er juillet de cette année pour un contrat portant jusqu’en juin 2023). Le Congolais est ravi de revenir au bercail.

Au début des négociations avec le Racing, ses premières phrases furent « Je veux revenir à Lens. Comment va-t-on jouer ? », raconte son entraîneur, Franck Haise. Ce dernier à la bonne idée de le placer en numéro 10 axial, derrière deux attaquants la plupart du temps. Il devient celui qui bonifie les actions collectives, capable d’accélérer les mouvement offensifs grâce à sa vision du jeu, le tout avec sa haute technicité qui fait la différence dans la surface. Pari gagné pour Lens alors que Gaël Kakuta signe sa meilleure saison en ce qui concerne les statistiques individuelles.

NB : Depuis 2011, le trophée du meilleur joueur africain de Ligue 1 porte le nom de Marc-Vivien Foé en hommage au joueur camerounais brutalement décédé durant un match au stade de Gerland à Lyon, le 26 juin 2003. Sont éligibles pour le prix Marc-Vivien Foé les joueurs ayant porté les couleurs d’une équipe nationale africaine et ayant disputé au moins 15 matches en Ligue 1 cette saison.

• Les lauréats des précédentes éditions :

2020 : Victor Osimhen (Nigeria)

2019 : Nicolas Pépé (Côte d’Ivoire)

2018 : Karl Toko-Ekambi (Cameroun)

2017 : Jean Michaël Seri (Côte d’Ivoire)

2016 : Sofiane Boufal (Maroc)

2015 : André Ayew (Ghana)

2014 : Vincent Enyeama (Nigeria)

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaineJe m’abonne

2013 : Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)

2012 : Younès Belhanda (Maroc)

2011 : Gervinho (Côte d’Ivoire)

2010 : Gervinho (Côte d’Ivoire)

2009 : Marouane Chamakh (Maroc)

Source : FR24

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